
La chasse au loup vient de rouvrir dans certaines régions du nord de l’Espagne, relançant un débat houleux entre éleveurs, défenseurs de l’environnement et autorités. Cette mesure, qui concerne principalement les zones rurales des Asturies, de Castille-et-León et de Galice, intervient après plusieurs mois de pression des syndicats agricoles, excédés par les attaques croissantes sur les troupeaux.
Depuis 2021, le loup ibérique était protégé au niveau national, ce qui interdisait sa chasse sur l’ensemble du territoire espagnol. Mais face à l’augmentation des populations de loups et des dommages déclarés par les éleveurs, les gouvernements régionaux ont obtenu une dérogation, autorisant des prélèvements encadrés.
Les défenseurs de la faune sauvage dénoncent une régression majeure. Pour eux, cette ouverture pourrait compromettre les efforts de conservation d’une espèce encore fragile dans certaines zones. À l’inverse, les éleveurs et chasseurs saluent une décision "de bon sens", estimant qu’un équilibre doit être trouvé entre biodiversité et activité humaine.
L’Espagne, qui abrite environ 2 000 loups, reste divisée. Tandis que le sud du pays conserve une interdiction stricte, le nord s’oriente vers une gestion plus souple mais controversée de l’espèce. Le débat, lui, est loin d’être clos.