L’alerte sanitaire se poursuit de l’autre côté des Pyrénées. Les autorités catalanes ont annoncé ce lundi 29 décembre la découverte de deux nouveaux suidés infectés par la Peste Porcine Africaine (PPA) à Cerdanyola del Vallès, dans la banlieue nord de Barcelone.
Ces cas ne sont pas isolés : ils ont été retrouvés dans la zone de surveillance définie depuis le premier foyer détecté fin novembre. Si le virus semble pour l'instant cantonné à ce périmètre, sa persistance à seulement 150 km de nos frontières est une épée de Damoclès pour toute la filière porcine française.
Une gestion de crise drastique
Le gouvernement catalan ne lésine pas sur les moyens pour tenter d'étouffer l'épidémie dans l'œuf. La stratégie repose sur trois piliers :
- Traque systématique des cadavres pour éliminer la charge virale.
- Analyses intensives en laboratoire.
- Installation de barrières physiques pour limiter les déplacements de la faune.
Parallèlement, l'enquête sur l'origine du foyer se poursuit. Comme nous l'évoquions récemment, un laboratoire vétérinaire local a été perquisitionné le 18 décembre, la piste d'une fuite accidentelle du virus lors d'une manipulation restant une hypothèse sérieuse aux yeux des enquêteurs.
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Biosécurité : le rempart indispensable
Bien que la PPA ne soit pas transmissible à l’homme, ses conséquences économiques seraient désastreuses si elle franchissait la frontière. Pour les éleveurs des Pyrénées-Orientales, c'est la double peine : ils doivent déjà faire face à la dermatose nodulaire bovine qui sévit dans la région malgré les campagnes de vaccination.
Pour les chasseurs, qui circulent dans les milieux naturels, la responsabilité est immense. Nous sommes des vecteurs potentiels du virus via nos véhicules, nos vêtements et surtout nos chaussures. Dans ce contexte de risque accru, la biosécurité n'est plus une option. Sur France-Chasse.com, nous recommandons l'usage de Bottes de chasse en caoutchouc lors de vos sorties en zone à risque ou limitrophe. Contrairement au cuir ou au textile, le caoutchouc se nettoie et se désinfecte facilement et efficacement après chaque sortie, limitant le risque de ramener des agents pathogènes à la maison ou dans les élevages.
Les agriculteurs en première ligne
Les éleveurs français observent cette progression avec anxiété. Pris en étau entre deux maladies virales majeures, ils continuent de lutter pour la survie de leurs cheptels, espérant que le cordon sanitaire catalan tiendra bon face à la pression de la faune sauvage.