Ce dimanche 4 janvier, à Géronce (entre Béarn et Soule), un accident de chasse d’une rare violence est venu rappeler que notre passion reste une activité à risques. La Fédération des Chasseurs des Pyrénées-Atlantiques (FDC64) a communiqué sur ce fait divers où la préparation des hommes a fait la différence entre la vie et la mort.
Une charge d'une violence inouïe
La battue avait pourtant commencé classiquement. Deux chiennes menaient un sanglier estimé à 80 kg. Mais l'animal, au lieu de fuir, a décidé de faire front. Le bilan pour la meute est lourd : une chienne tuée, l'autre blessée. Libéré de ses poursuivantes, le sanglier a alors délibérément chargé un traqueur. Projeté au sol, l'homme a subi l'acharnement de la bête, recevant de graves blessures aux quatre membres, au thorax et dans le dos.
Une laisse de chien pour stopper l'hémorragie
Alerté par les cris, un autre chasseur s'est précipité. Face à l'hémorragie massive de la victime, il a eu les réflexes salvateurs appris en formation : allonger le blessé, appeler les secours et surtout, stopper le saignement. Faute de matériel médical immédiat sur lui, il a improvisé un garrot à l’aide d’une laisse de chien. Ce geste a permis de stabiliser le blessé jusqu'à son évacuation par hélicoptère vers l'hôpital de Pau.
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L'équipement qui sauve
Ce drame met en lumière l'importance d'avoir toujours sur soi du matériel solide. Si la trousse de secours doit être dans le véhicule, la laisse, elle, est souvent sur le chasseur. Sur France-Chasse.com, nous rappelons que la qualité de vos Laisses et longes pour chiens de chasse est primordiale. Au-delà de la maîtrise de vos auxiliaires, un équipement robuste (cuir ou synthétique haute résistance) peut, comme à Géronce, devenir un outil de survie improvisé en cas d'urgence absolue.
Une mission de service public coûteuse
Ironie du sort, les mêmes équipes seront appelées le soir même pour une collision routière impliquant une dizaine de sangliers près de Geüs-d’Oloron. Une journée noire qui illustre le coût humain et matériel que les chasseurs assument pour réguler le grand gibier et assurer la sécurité publique. Former les hommes aux premiers secours et équiper correctement les équipes n'est plus une option, c'est une nécessité vitale.