C'est un ennemi de moins d'un millimètre, mais il fait trembler le géant forestier landais. Détecté cet automne à Seignosse, le « Bursaphelenchus xylophilus », plus connu sous le nom de Nématode du pin, a déclenché le plan Orsec sanitaire. Les sylviculteurs sont contraints d'abattre des dizaines de milliers d'arbres avant le printemps pour éviter la catastrophe.
Un passager clandestin mortel
Ce parasite, classé « organisme de quarantaine prioritaire » par l’Union européenne, bloque la circulation de la sève et tue l'arbre rapidement. D'après les informations de Chasse Passion, il voyage clandestinement à dos d'un insecte local, le Monochamus, qui s'envole vers les cimes au printemps. C'est pour devancer cet envol que les tronçonneuses tournent à plein régime. L'objectif est d'éviter le scénario du Portugal qui, en 1999, avait dû abattre quatre millions de pins.
Sur les 40 hectares les plus touchés, 12 000 mètres cubes doivent tomber avant le 15 février. Au total, ce sont près de 100 000 arbres morts ou affaiblis qui devront être évacués du périmètre de surveillance d'ici fin mars.
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Solidarité Chasse-Forêt
Heureusement, sur 880 prélèvements effectués autour de la zone initiale, aucun nouveau cas n'a été détecté pour l'instant. Mais la vigilance reste maximale pour protéger ce patrimoine d'un million d'hectares.
Dans cette épreuve, les chasseurs font bloc avec les sylviculteurs. La Fédération des Chasseurs des Landes (FDC40) a réaffirmé son soutien, rappelant qu'« une forêt en bonne santé est la condition sine qua non d’un réservoir de biodiversité riche ».
« Préserver nos modes de vie ancestraux passe par la protection de notre outil de travail commun : la forêt landaise ».