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"Ardèche : le piégeage du sanglier étendu à 13 communes après la condamnation d'une maire"
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"Ardèche : le piégeage du sanglier étendu à 13 communes après la condamnation d'une maire"

France

L'extension du dispositif de piégeage des sangliers à 13 nouvelles communes ardéchoises est loin d'être une simple formalité administrative. Elle intervient dans un climat électrique, marqué par une pression cynégétique record et une affaire judiciaire qui a secoué le département : la condamnation d’Agnès Audibert, maire de Beaumont, pour avoir piégé illégalement des animaux dans sa châtaigneraie.

Réguler n'est pas "braconner"

Le 21 janvier dernier, le tribunal de police d’Aubenas a rappelé une règle fondamentale : la détresse face aux dégâts agricoles n'autorise pas à s'affranchir de la loi. Le piégeage du sanglier est une pratique ultra-encadrée. Pour installer une cage, il faut :

  • Que la commune soit inscrite sur un arrêté préfectoral spécifique.
  • Être un piégeur agréé et formé.
  • Posséder une habilitation pour l'abattage en cage.
  • Être titulaire d'un permis de chasse valide.

À Beaumont, aucune de ces conditions n'était réunie. La Fédération des chasseurs, partie civile pour l'euro symbolique, a voulu marquer le coup : la régulation sauvage fragilise la légitimité de ceux qui agissent dans les clous.

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L'Ardèche, un territoire de "refuges"

Pourquoi piéger alors que les chasseurs ardéchois prélèvent déjà près de 26 000 sangliers par an ? La réponse tient dans la géographie. Près de 30 % du département est inaccessible à la chasse (réserves, zones périurbaines, oppositions de conscience). Ces zones deviennent des "usines à sangliers" d'où les animaux rayonnent pour détruire les cultures voisines.

Dans ces secteurs où la carabine ne peut pas toujours s'exprimer librement, le piégeage devient un outil complémentaire indispensable, bien que coûteux (230 000 € de mesures de protection engagés par la Fédération).

13 nouvelles communes, mais un grand absent

La liste des territoires autorisés s'allonge : Ajoux, Alboussière, Boffres, Champis, Gilhoc-sur-Ormèze, Lamastre, Pailharès, Saint-Barthélemy-Grozon, Saint-Cierge-la-Serre, Saint-Julien-en-Saint-Alban, Saint-Julien-le-Roux, Vernoux-en-Vivarais et Vinezac.

Une absence est toutefois remarquée : Beaumont. La commune au cœur de la polémique judiciaire ne figure pas sur l'arrêté. Preuve que l'administration n'ouvre pas les vannes par principe, mais seulement là où un cadre technique et une coopération réelle avec les chasseurs sont établis.

Réguler est une affaire collective. En Ardèche, les outils existent et le dialogue est ouvert. Reste à savoir si tous les élus choisiront de s'inscrire dans ce cadre légal ou s'ils continueront à dénoncer des limites qu'ils refusent parfois d'aider à franchir.

Camille Combert
Camille Combert

Passionné de chasse depuis mon plus jeune âge, j'arpente avec enthousiasme les terres sauvages de Sologne et de Haute-Garonne, toujours à la recherche de nouvelles expériences cynégétiques

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