La préfète de Haute-Marne y voyait une solution d'avenir, mais la réalité du terrain a repris ses droits. Le samedi 17 janvier, le dispositif de « surprotection » installé à Bassoncourt a été mis en échec par un loup, entraînant la mort de deux brebis. Pour l'éleveur Pierre-Edouard Brutel, qui espérait mettre son troupeau à l'abri après avoir déjà perdu 26 bêtes le 12 janvier, la désillusion est totale.
Un dispositif complexe, une faille simple
La clôture ne manquait pourtant pas d'arguments techniques :
- Barbelés au sol pour empêcher l'intrusion par le bas.
- Grillage renforcé pour résister aux assauts physiques.
- Fils électrifiés en hauteur pour dissuader le saut.
Malgré cet arsenal, les agents de l’Office Français de la Biodiversité (OFB) ont constaté que le prédateur a réussi à trouver une « coulée sur le grillage » pour se faufiler. Ce constat confirme les avertissements répétés des experts : un loup affamé est capable d'escalader, de creuser ou de sauter n'importe quel obstacle pour atteindre sa proie.
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Un investissement qui pose question
Au-delà de l'échec technique, c'est le coût financier qui fait polémique. Le mètre linéaire de cette protection revient à 7 euros, auxquels il faut ajouter 25 à 27 euros de main-d’œuvre horaire pour l'installation. Pour protéger efficacement une région entière, il faudrait équiper des centaines de kilomètres, un coût prohibitif pour un résultat qui, à Bassoncourt, s'est avéré nul.
L'impasse de la protection passive
Cette attaque douche les espoirs des éleveurs qui voient dans ces dispositifs une dépense inutile face à un loup déterminé. Comme pour le sanglier, la clôture n'est qu'une solution temporaire et fragile.
Lorsque les barrières physiques échouent, seule la régulation active permet de protéger les troupeaux. Sur France-Chasse.com, nous rappelons que pour les tirs de défense autorisés par la préfecture, la fiabilité du matériel est primordiale. Retrouvez notre sélection de Munitions pour carabines de chasse. Dans ces situations de stress où chaque tir compte pour protéger le bétail, le choix d'une ogive performante et précise est une nécessité absolue.
Alors que le statut du loup est en discussion au niveau européen pour passer d'espèce « strictement protégée » à « protégée », cet incident en Haute-Marne apporte un argument de poids en faveur d'une gestion plus flexible du prédateur.