C'est une macabre découverte qui vient clore cinq longs mois d'angoisse pour une famille de la Creuse. Mi-janvier, alors qu'il traquait au lieu-dit "Le Picq" sur la commune de Royère-de-Vassivière, un chasseur a vu ce que personne d'autre n'avait vu : des ossements humains, dissimulés par la végétation.
La technologie impuissante face à la nature
Ce dénouement souligne, une fois de plus, la complexité de nos territoires ruraux. En septembre 2025, lors de la disparition d'Odette Chapouteaud, une septuagénaire partie cueillir des champignons, des moyens colossaux avaient été déployés. Hélicoptère, équipes cynophiles, battues citoyennes... Tout le secteur avait été quadrillé. Pourtant, le corps de la malheureuse reposait à quelques centaines de mètres seulement de son domicile, dans une zone probablement jugée impénétrable ou invisible depuis le ciel.
Il aura fallu la présence d'un chasseur, habitué à sortir des sentiers battus et à fouiller les zones denses, pour rendre une identité à la défunte (sous réserve de confirmation ADN, qui ne fait guère de doute pour les enquêteurs).
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Les yeux de la forêt
Ce drame rappelle que le chasseur est souvent le premier et le dernier observateur de la nature. Que ce soit pour signaler une pollution, un départ de feu ou, tristement, une personne disparue, cette présence humaine dans les endroits les plus reculés est irremplaçable.
La gendarmerie va désormais procéder aux analyses pour officialiser l'identité, permettant enfin à la famille de la victime d'entamer son travail de deuil.