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"Hautes-Alpes : Un braconnier devant la justice pour avoir abattu un husky"
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"Hautes-Alpes : Un braconnier devant la justice pour avoir abattu un husky"

France

Le jeudi 19 mars dernier, le tribunal correctionnel de Gap (Hautes-Alpes) a examiné un dossier pénal particulièrement lourd. Un homme d'une cinquantaine d'années y comparaissait pour de multiples délits liés à la destruction illégale d'animaux sauvages, auxquels s'ajoute une accusation de cruauté envers un animal domestique, l'individu ayant délibérément fait feu sur un chien au cours de ses exactions.

L'abattage d'un chien domestique au cœur des débats

Les faits reprochés à ce membre de la société de chasse de Vars, qui connaissait donc parfaitement le cadre réglementaire de la pratique cynégétique, remontent à la fin de l'année 2025. Alors qu'il s'adonnait à une action de braconnage, l'individu a été perturbé par la présence d'un chien domestique.

Faisant fi du fait que l'animal, un husky, portait distinctement un harnais, l'homme a pris la décision de l'abattre. Ce geste lui vaut de comparaître pour « sévices graves envers un animal domestique ayant entraîné la mort ». Dans le Code pénal français, un tel délit expose son auteur à une peine pouvant aller jusqu'à cinq ans d'emprisonnement et 75 000 euros d'amende. Dans l'attente de son procès, le suspect avait été laissé libre sous contrôle judiciaire.

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Un inventaire accablant lors de la perquisition

L'enquête menée par les forces de l'ordre a rapidement mis en lumière l'ampleur des pratiques illégales du quinquagénaire. Lors d'une perquisition effectuée à son domicile en décembre 2025, les enquêteurs ont fait des découvertes édifiantes.

Plus d'une quinzaine de trophées ou de restes d'animaux (têtes et pattes de chamois, de chevreuils, de cerfs, ainsi qu'une queue de renard) ont été saisis. Les forces de l'ordre ont également confisqué un arsenal comprenant une carabine, un fusil à pompe et un important stock de munitions. L'homme doit ainsi répondre d'une série d'infractions au Code de l'environnement : non-respect du plan de chasse, tirs en dehors des horaires réglementaires et défaut de déclaration des prélèvements. Des contraventions passibles d'amendes allant de 750 à 1 500 euros. De plus, la détention d'armes non déclarées fera l'objet d'une procédure judiciaire distincte.

L'amalgame systématique des associations opposées à la chasse

Sans surprise, ce fait divers a été immédiatement récupéré par certaines associations animalistes, à l'image de One Voice. L'organisation a profité de la tenue de ce procès pour réclamer une révision globale de la réglementation cynégétique, n'hésitant pas à déclarer publiquement que « tous les braconniers sont des chasseurs ».

Une rhétorique basée sur l'amalgame, qui occulte volontairement un fait fondamental : le monde cynégétique est la première victime du braconnage. Les fédérations et les sociétés de chasse investissent massivement, tant sur le plan financier qu'humain, pour gérer les populations de grand gibier via les plans de chasse. L'acte de braconnage est une destruction pure et simple de ce travail de gestion, que les instances cynégétiques condamnent d'ailleurs systématiquement en se portant régulièrement parties civiles lors de tels procès.

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre un chasseur et un braconnier ? Un chasseur agit dans un cadre légal très strict (détention d'un permis validé, assurance, respect des dates d'ouverture, des horaires de tir, et possession de "bracelets" de plan de chasse pour le grand gibier). Un braconnier s'affranchit de ces règles de l'État pour prélever des animaux illégalement. Le braconnage est un délit pénal.

Que risque-t-on pour avoir abattu un animal domestique ? Selon l'article 521-1 du Code pénal, le fait, publiquement ou non, d'exercer des sévices graves, ou de commettre un acte de cruauté envers un animal domestique, ou apprivoisé, ou tenu en captivité, est puni de 3 ans d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende. Si l'acte entraîne la mort de l'animal, la peine est portée à 5 ans d'emprisonnement et 75 000 euros d'amende.

Que se passe-t-il pour les armes d'un individu condamné pour braconnage ? En cas de condamnation pour braconnage ou détention illégale d'armes, le tribunal ordonne généralement la confiscation définitive des armes saisies. De plus, le prévenu s'expose au retrait de son permis de chasser, à l'interdiction de le repasser pendant plusieurs années, et à une inscription au fichier FINIADA (interdisant l'acquisition et la détention d'armes).

Camille Combert
Camille Combert

Passionné de chasse depuis mon plus jeune âge, j'arpente avec enthousiasme les terres sauvages de Sologne et de Haute-Garonne, toujours à la recherche de nouvelles expériences cynégétiques

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