
Le tribunal judiciaire de Privas s’apprête à examiner, ce jeudi 3 avril 2025, un dossier qui continue de faire grand bruit dans les milieux cynégétiques ardéchois. Les faits remontent à décembre 2023, lorsque sept chiens de chasse ont été tués par balles alors qu’ils poursuivaient des cochons dans la commune de Chanéac, sur un terrain appartenant à la communauté Longo Maï.
L’affaire, initialement fixée à l’audience de mars 2024, avait été reportée une première fois à l’automne, avant de connaître un nouveau renvoi en novembre dernier. Ce second ajournement faisait suite au dépôt d’une plainte en retour à l’encontre des parties civiles, pour mise en danger d’autrui et divagation canine. La procureure de la République, Cécile Deprade, avait alors estimé nécessaire de regrouper les éléments afin que l’ensemble du contentieux soit traité lors d’une seule audience.
Le monde de la chasse, particulièrement affecté par cette affaire, prévoit de se mobiliser en nombre. L’association interdépartementale de chasse Drôme-Ardèche a lancé un appel à un rassemblement pacifique dès 8h30 le jour du procès. L’objectif : manifester leur solidarité avec les propriétaires des chiens tués et rappeler leur attachement à une justice impartiale.
L’homme au centre des accusations n’est autre que Manuel Merlhiot, dont le nom évoque un lourd héritage familial. Fils de Pierre Conty, figure impliquée dans des faits criminels dans les années 1970, il est soupçonné d’avoir fait feu sur les chiens lors de l’incident. Ce passé trouble alimente l’émotion autour d’un procès qui cristallise de nombreuses tensions locales, entre monde rural, communauté alternative et passion cynégétique.