"Insultes et sabotage de panneaux, dans certaines communes les chasseurs n’en peuvent plus"
FranceDes tensions qui s’aggravent sur le terrain
Dans plusieurs territoires, la cohabitation entre chasseurs et usagers se déroule sans accroc. Mais à Nérac, dans le Lot-et-Garonne, le climat s’alourdit. Les comportements hostiles se multiplient et transforment certaines battues en moments difficiles. Insultes, gestes provocateurs, klaxons agressifs et accélérations dangereuses rythment désormais certaines matinées. Une situation qui inquiète les responsables locaux.
Les chasseurs racontent que depuis deux ans, les incivilités augmentent sensiblement. Doigts d’honneur depuis les voitures, insultes criées en passant et comportements volontairement perturbateurs deviennent presque habituels. Pour beaucoup, ces gestes répétés nuisent directement à la sécurité sur les routes et en pleine nature.
Avez-vous lu cet article ? Moselle : la chasse peut reprendre après la fin des restrictions liées à l’influenza aviaire
Une hostilité qui touche aussi le matériel
Les tensions ne s’arrêtent pas aux provocations verbales. À plusieurs reprises, des panneaux de signalisation utilisés pour sécuriser les battues ont disparu ou été retrouvés jetés dans des poubelles. Lors d’une battue récente, un automobiliste les a même ramassés volontairement avant de les déposer dans un conteneur, mettant en danger chasseurs et passants.
Ces actes laissent les responsables démunis. Christophe Tessariol, président de la société de chasse de Nérac, confie que certaines journées deviennent de véritables calvaires. Il explique que si certaines battues sont tranquilles, d’autres tournent à l’épreuve à cause d’automobilistes déterminés à perturber la chasse.
Une minorité agressive mais un risque bien réel
Malgré ces incidents, la majorité des habitants continue de respecter les chasseurs et de reconnaître leur rôle dans la gestion de la faune et des territoires. Mais les comportements agressifs d’une petite minorité suffisent à mettre en difficulté l’ensemble des participants.
La société de chasse redoute qu’un jour, une provocation ne dégénère ou qu’une manœuvre imprudente ne cause un accident grave. Une vigilance permanente reste donc nécessaire, dans l’espoir d’un retour à un climat plus apaisé autour des activités cynégétiques.